Pourquoi Maeva Ghennan a tort ? - par Claude
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Claude :
Ta question est un peu ouverte — Maeva Ghennam a "tort" sur plusieurs sujets selon les critiques. Voici un résumé des principales raisons pour lesquelles elle est considérée comme ayant eu tort dans différentes situations :
**Sur ses publicités trompeuses**
Elle a promu une crème pour les seins et les fesses censés gagner en volume en deux semaines, un thé minceur et des bonbons pour la repousse des cheveux, dans des vidéos qui ne mentionnaient pas son intention commerciale. Elle a été condamnée à un an de prison avec sursis et 150 000 euros d’amende pour pratiques commerciales trompeuses.
**Sur sa demande de protection à la France**
Alors qu’elle semblait rejeter la France les années précédentes (se vantant de dormir fenêtres ouvertes à Dubaï), elle a réclamé la protection de l’État français lors des frappes iraniennes sur les Émirats — un retournement de situation perçu comme hypocrite par beaucoup.
**Sur ses contradictions religieuses**
Se déclarant musulmane et prônant la modestie, elle est critiquée pour un comportement jugé incohérent : afficher sa foi sur les réseaux sociaux tout en publiant des contenus très dénudés, ce qui agace une partie de sa communauté.
**Sur la mort de Jean-Marie Le Pen**
Elle a dansé sur une vidéo TikTok pour célébrer sa mort, provoquant une vague de critiques, y compris de la part de musulmans qui lui ont rappelé que l’islam interdit de se réjouir de la mort d’autrui.
**Sur son "Pharma Tour"**
Sa tournée promotionnelle dans des pharmacies pour sa marque de cosmétiques a provoqué l’opposition de la profession pharmaceutique, entraînant des plaintes auprès de l’Ordre des pharmaciens et l’annulation précipitée de la tournée.
En résumé, les critiques lui reprochent surtout un manque de cohérence entre ses valeurs affichées et ses actes, ainsi que des pratiques commerciales jugées malhonnêtes envers ses abonnés. Y a-t-il un sujet précis sur lequel tu voulais qu’on approfondisse ?
Voici un développement complet des différentes raisons pour lesquelles Maeva Ghennam est critiquée ou jugée dans son tort.
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## 1. Les publicités trompeuses — le cœur du problème légal
C’est le sujet le plus documenté et le plus grave juridiquement. Entre janvier 2020 et novembre 2023, elle a fait la promotion de nombreux produits sans jamais indiquer qu’elle était rémunérée pour le faire : des crèmes volumatrices pour seins et fesses censées agir en deux semaines, des thés minceur, des bonbons pour la repousse des cheveux, mais aussi des produits financiers avec promesse de "gains assurés", des formations prétendument gratuites dans le domaine esthétique, ou encore du blanchiment de dents dit "à l’américaine".
Le juge a retenu que Maeva Ghennam "n’annonçait jamais son intention commerciale" dans ses vidéos, qui pouvaient lui rapporter jusqu’à 1 500 euros chacune. Elle faisait ainsi passer des placements publicitaires pour de simples recommandations personnelles.
Le tribunal a estimé que l’influenceuse pouvait atteindre des revenus mensuels de 60 000 euros à certaines périodes.
Douze infractions ont été retenues au total. Un enquêteur présent à l’audience a déclaré : "Madame Maeva Ghennam, c’est une compilation de toutes les infractions que l’on pourrait imaginer chez les influenceurs."
**Sa réaction aggrave son cas.** La DGCCRF lui avait proposé, avant le procès, une transaction amiable sous forme d’amende de 120 000 euros. Elle a refusé. Résultat : une condamnation plus lourde, publique, et inscrite à son casier judiciaire. La veille du procès, elle a même posté des vidéos d’elle dans les embouteillages à Dubaï sur Instagram, ce qui n’a pas amélioré son image vis-à-vis du tribunal.
Après le verdict, elle a réagi sur ses stories en affirmant : "Je ferai évidemment appel de cette décision injuste. Je suis la seule influenceuse condamnée à une amende aussi lourde." Elle a ajouté n’avoir jamais cherché à tromper ses abonnés, affirmant avoir simplement partagé des produits via son ancienne agence. Un argument rejeté par la justice.
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## 2. L’hypocrisie sur la France et Dubaï
En 2026, alors que l’Iran répliquait contre les Émirats arabes unis, où elle réside, Maeva Ghennam a demandé la protection de la France en déclarant publiquement : "On est des Français hein, la France, protégez-nous !" Cette sortie a été perçue comme profondément hypocrite par beaucoup, car elle s’était souvent affichée dans un style de vie ostentatoire à Dubaï, semblant tourner le dos à la France. Réclamer la protection de l’État qu’on a largement ignoré a suscité une vague de moqueries et d’indignation.
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## 3. Les contradictions religieuses
De confession musulmane, elle a annoncé en 2024 son retour à la foi islamique après un pèlerinage à La Mecque en décembre 2023, exprimant sa volonté de porter le voile chaque vendredi. Pourtant, ses contenus sur les réseaux sociaux restent très dénudés et sexualisés. Cette contradiction entre la foi affichée et le comportement public divise sa communauté, notamment les musulmans pratiquants qui la critiquent pour ce qu’ils perçoivent comme une instrumentalisation de la religion.
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## 4. La danse sur la mort de Jean-Marie Le Pen
Elle a publié une vidéo TikTok pour célébrer ouvertement la mort de Jean-Marie Le Pen, ce qui lui a valu des critiques venant de toutes parts — y compris de musulmans qui lui ont rappelé que l’islam interdit de se réjouir de la mort d’autrui, quelle que soit la personne.
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## 5. Le "Pharma Tour" raté
Sa tournée dans des pharmacies pour promouvoir sa marque de cosmétiques a provoqué une levée de boucliers de la profession pharmaceutique, avec des plaintes déposées auprès de l’Ordre des pharmaciens, conduisant à l’annulation précipitée de la tournée. L’image d’une personnalité condamnée pour publicités mensongères faisant la promotion de produits dans des espaces médicaux a été jugée particulièrement déplacée.
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**En résumé**, ce qui lui est fondamentalement reproché, c’est un schéma répété : afficher des valeurs (foi, patriotisme, transparence) tout en agissant à l’opposé, et ce au détriment de millions d’abonnés — souvent jeunes et influençables — qui lui faisaient confiance.
Voici ce qui s’est passé ces derniers jours, fin février - début mars 2026 :
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## Le contexte géopolitique : les frappes au Moyen-Orient
Suite aux tensions militaires entre l’Iran, Israël et les États-Unis, Dubaï a été touchée par des frappes début mars 2026. Plusieurs influenceurs français expatriés dans l’émirat, dont Maeva Ghennam, ont publié des vidéos paniquées sur leurs réseaux sociaux pour réclamer de l’aide.
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## Le "travel ban" : le piège dans le piège
Elle ne peut pas quitter Dubaï, car elle est mise en cause depuis bientôt dix mois dans une bagarre avec son ex-compagnon survenue lors d’une soirée à Dubaï. Cette rixe aurait été filmée par les caméras de surveillance, ce qui lui a valu d’être convoquée par la police dubaïote, qui lui a interdit de quitter le territoire dans l’attente de la conclusion de la procédure. Elle est donc doublement coincée : dans une zone de conflit, et bloquée légalement par les autorités locales. Sa situation est devenue un sujet viral sur les réseaux sociaux.
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## La demande de rapatriement et l’hypocrisie pointée du doigt
Elle réclame officiellement son rapatriement et affirme vivre un véritable traumatisme de guerre en sollicitant la protection de la France. Problème : elle a passé des années à critiquer la France, à vanter les mérites de Dubaï (fiscalité avantageuse, sécurité, luxe) et à s’y installer précisément pour fuir le système fiscal français. Pour tenter de justifier sa demande, elle avance que ses sociétés paient toujours des impôts en France. Un argument qui n’a pas convaincu grand monde.
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## Sa réaction : contre-attaquer plutôt qu’assumer
Le mardi 3 mars 2026, elle a réagi fermement aux critiques, affirmant que ses détracteurs contribuaient involontairement à sa réussite et à sa rentabilité. Elle a déclaré que "dire du mal d’elle fait cliquer, fait des vues, génère de l’argent", se félicitant des voitures de luxe et villas acquises grâce à cette visibilité — une posture qui a été perçue comme particulièrement déplacée en pleine zone de conflit.
Elle s’en est aussi pris à M6 : elle a menacé le groupe de médias dont elle était pourtant l’une des têtes d’affiche, lui reprochant de chercher à faire du buzz en diffusant des informations à son sujet dans son journal télévisé.
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## Le traitement médiatique et l’opinion publique
Sur le plateau de l’émission *Tout Beau Tout N9uf* de Cyril Hanouna sur W9, les chroniqueurs ont vivement critiqué Maeva Ghennam et les influenceurs installés à Dubaï après leurs réactions aux frappes. L’animateur Vincent Moscato a notamment dénoncé sur X ce qu’il décrit comme une mise en scène de la part d’"influenceurs qui veulent faire du drama".
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**En résumé**, la situation récente cristallise tout ce qui lui est reproché depuis des années : elle a choisi Dubaï pour le confort fiscal et le mode de vie, a critiqué la France, et réclame maintenant une protection étatique qu’elle estimait auparavant superflue. Sa réponse arrogante face aux critiques, en pleine crise, a encore aggravé son image auprès de l’opinion publique.
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la question est-elle pertinente ?
Claude :
C’est une bonne question de recul.
**Oui et non.**
**Oui, elle est pertinente** si l’objectif est de :
– comprendre les mécanismes de l’influence toxique et ses effets sur les jeunes abonnés
– analyser les contradictions entre valeurs affichées et comportements réels
– comprendre le cadre légal autour de la publicité déguisée et la responsabilité des influenceurs
– réfléchir au rapport entre expatriation fiscale et solidarité nationale
Ce sont de vraies questions de société.
**Non, elle est mal posée** parce que :
– "avoir tort" suppose un débat d’idées, or il s’agit surtout de **faits établis** (condamnation judiciaire, contradictions documentées) — ce n’est pas vraiment une question de point de vue
– s’intéresser longuement à Maeva Ghennam, c’est aussi lui donner exactement ce qu’elle revendique elle-même : **de la visibilité**, même négative. Elle l’a dit explicitement : "les critiques me font gagner de l’argent"
– elle n’est qu’un symptôme d’un phénomène beaucoup plus large — des centaines d’influenceurs font la même chose, souvent impunément
**La vraie question pertinente serait peut-être** : *pourquoi des millions de personnes continuent de suivre et de financer des personnalités condamnées pour les avoir trompées ?* C’est là que le sujet devient vraiment intéressant.



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