Faut faire quoi pour avoir droit aux menottes et au tonfa ? - par Claude

samedi 21 mars 2026
par  Dark Funifuteur
popularité : 6%

Claude :
Pour devenir policier en France et pouvoir porter des équipements comme les menottes et le tonfa, voici le parcours général :

**Conditions de base :**
 Être de nationalité française
 Avoir au moins 17 ans (pour certains concours)
 Être en règle avec les obligations du service national
 Avoir un casier judiciaire vierge
 Remplir les conditions d’aptitude physique

**Parcours principal :**

1. **Passer un concours** - Il existe plusieurs voies :
- Gardien de la paix (avec le bac)
- Officier de police (avec bac+3)
- Commissaire de police (avec bac+5)

2. **Formation en école** :
- École nationale de police pour les gardiens de la paix (12 mois)
- École nationale supérieure de la police pour les officiers et commissaires

3. **Stage pratique** sur le terrain

**Équipements réglementaires :**
Une fois en fonction, les policiers reçoivent leur dotation d’équipements de protection et d’intervention, incluant menottes, tonfa, et autres matériels selon leur affectation.

Il existe aussi d’autres métiers de la sécurité (police municipale, gendarmerie, agents de sécurité privée) avec des parcours différents et des équipements spécifiques selon les missions.

Vous vous renseignez pour une orientation professionnelle ?

Voici un développement complet sur les parcours pour accéder aux métiers de la sécurité en France :

## **POLICE NATIONALE**

### **Gardien de la paix**
**Conditions :**
 Diplôme : Baccalauréat minimum
 Âge : 17 à 35 ans maximum
 Nationalité française
 Aptitude physique (tests sportifs : course, natation, force)

**Concours :**
 Épreuves écrites : tests psychotechniques, connaissances générales, français
 Épreuves physiques
 Épreuves orales : entretien avec le jury
 Examen médical approfondi

**Formation :**
 12 mois à l’École Nationale de Police (ENP)
 Enseignements théoriques : droit, procédures, déontologie
 Enseignements pratiques : tir, self-défense, intervention
 Stage en service actif
 Formation à l’utilisation des équipements (menottes, tonfa, arme de service, gaz lacrymogène, flashball selon les affectations)

**Rémunération :**
 Environ 2 000€ net/mois en début de carrière (+ primes selon affectation)

### **Officier de police**
**Conditions :**
 Diplôme : Licence (bac+3) minimum
 Âge : jusqu’à 35 ans

**Formation :**
 18 mois à l’École Nationale Supérieure de la Police (ENSP) à Cannes-Écluse
 Commandement et management
 Équipements similaires + responsabilités hiérarchiques

### **Commissaire de police**
**Conditions :**
 Master (bac+5)
 Concours très sélectif

**Formation :**
 2 ans à l’ENSP
 Fonctions de direction et d’encadrement

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## **GENDARMERIE NATIONALE**

### **Gendarme**
**Conditions :**
 Baccalauréat
 17 à 26 ans (dérogations possibles)
 Nationalité française

**Formation :**
 12 mois en école de gendarmerie
 Statut militaire (engagement initial de 8 ans)
 Formation aux équipements réglementaires

**Particularités :**
 Logement souvent en caserne
 Mobilité géographique obligatoire
 Discipline militaire

### **Sous-officier et officier**
 Concours avec diplômes supérieurs
 Formation à l’École des Officiers de la Gendarmerie Nationale (EOGN)

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## **POLICE MUNICIPALE**

**Conditions :**
 Concours de catégorie C (sans diplôme) ou B (avec bac)
 Recrutement par les mairies
 Formation obligatoire de 6 mois minimum

**Équipements :**
 Variables selon les communes
 Peuvent inclure : tonfa, menottes, armes à feu (selon décision du maire et formation spécifique)
 Missions : sécurité de proximité, circulation, tranquillité publique

**Particularités :**
 Pouvoirs limités par rapport à la police nationale
 Pas d’autorité judiciaire permanente
 Travail sous l’autorité du maire

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## **SÉCURITÉ PRIVÉE**

### **Agent de sécurité**
**Conditions :**
 Carte professionnelle obligatoire (délivrée par le CNAPS)
 Formation CQP APS (Certificat de Qualification Professionnelle Agent de Prévention et de Sécurité) - 175 heures
 Casier judiciaire vierge

**Équipements autorisés :**
 Menottes (sous conditions)
 Tonfa (NON autorisé en sécurité privée standard)
 Pas d’arme à feu (sauf agents de sécurité armés avec formation spécifique SSIAP)

**Limites :**
 Pas de pouvoir de police
 Intervention limitée à la propriété privée
 Obligation de faire appel aux forces de l’ordre

### **Agent cynophile, SSIAP (incendie), agent de sécurité armé**
 Formations complémentaires spécifiques

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## **ÉQUIPEMENTS RÉGLEMENTAIRES DÉTAILLÉS**

### **Police Nationale et Gendarmerie :**
 **Menottes** : utilisation encadrée (interpellation, transport de personne)
 **Tonfa** : arme de défense intermédiaire
 **Arme de service** : pistolet semi-automatique (Sig Sauer, Glock)
 **Gaz lacrymogène** (bombes lacrymo)
 **Taser/Flashball** : selon les unités et formations
 **Gilet pare-balles**
 **Équipements de communication** (radio, téléphone sécurisé)

### **Formation à l’usage :**
 Stages obligatoires et recyclages réguliers
 Respect strict du cadre légal (légitime défense, proportionnalité)
 Rapport à rédiger après chaque usage

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## **CONSEILS POUR RÉUSSIR**

**Préparation physique :**
 Course d’endurance
 Natation
 Renforcement musculaire
 Tests chronométrés

**Préparation intellectuelle :**
 Culture générale (actualité, institutions)
 Connaissances en droit
 Tests psychotechniques
 Expression écrite et orale

**Qualités recherchées :**
 Sang-froid et maîtrise de soi
 Sens du service public
 Intégrité et déontologie
 Esprit d’équipe
 Capacité à gérer le stress

**Où se renseigner :**
 Commissariats et gendarmeries (forums métiers)
 Sites officiels : police-nationale.interieur.gouv.fr, lagendarmerie.fr
 Salons de l’emploi public
 Centres d’information et de recrutement

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Vous envisagez une carrière spécifique parmi ces métiers ?

# **L’Académie des Gardiens - Promotion 2025**

## **Contexte**

**Lieu :** École Nationale de Police de Oissel, Normandie
**Date :** 15 novembre 2025
**Protagoniste :** Vous êtes **Léna Rousseau**, 23 ans, nouvellement admise au concours de gardien de la paix

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### **Chapitre 1 : Le premier jour**

Vous venez de franchir les grilles de l’ENP après 8 mois de préparation intensive. Sur les 4 200 candidats de votre session, seulement 350 ont réussi. Vous faites partie des élus.

**6h30 - Hall principal**

Le commandant Mercier, voix grave et regard perçant, vous accueille avec votre promotion :

*"Mesdames, Messieurs, bienvenue. À partir d’aujourd’hui, vous n’êtes plus des civils ordinaires. Vous êtes des élèves gardiens de la paix. Dans 12 mois, vous porterez l’uniforme, le badge, et l’arsenal qui va avec. Mais avant d’avoir le droit de toucher à des menottes ou un tonfa, vous allez transpirer, douter, et certains d’entre vous abandonneront. C’est comme ça."*

Autour de vous, 40 visages tendus. Certains sortent tout juste du bac, d’autres ont 30 ans et viennent de reconversions professionnelles. Il y a Marco, ancien pompier volontaire, Yasmine, diplômée en droit, et Thomas, fils et petit-fils de flics.

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### **Semaine 1-4 : L’apprentissage des bases**

**Module : Droit et procédure pénale**
Vous apprenez ce qu’est une garde à vue, une interpellation, la légitime défense. Le formateur insiste : *"Vous aurez le pouvoir de priver quelqu’un de liberté. Ce pouvoir est encadré par la loi. Un faux pas, et c’est vous qui finissez devant le tribunal."*

**Module : Sport et self-défense**
5h30 du matin, footing de 8 km. Puis cours de close-combat avec l’instructeur Dubois, ancien du RAID. Il vous enseigne les clés de bras, les techniques d’immobilisation.

*"Les menottes, c’est le dernier maillon de votre intervention. Avant ça, vous devez contrôler physiquement la personne. Si vous ratez cette étape, les bracelets ne serviront à rien."*

Yasmine se fait mal à l’épaule pendant un exercice. Elle serre les dents mais continue.

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### **Mois 2-3 : La matérialisation**

**La remise des équipements**

Un matin de janvier glacial, vous entrez dans l’armurerie de l’école. Sur une table métallique sont alignés vos futurs outils de travail :

 **Les menottes TCH** (modèle standard Police Nationale) - chromées, lourdes
 **Le tonfa** - bâton noir de 60 cm avec poignée latérale
 **La bombe lacrymogène**
 **Le gilet pare-balles** (vous l’enfilez : 8 kg sur le torse)
 **Une réplique d’arme de service** pour l’entraînement

Le sergent-chef Lavigne vous fait le briefing :

*"Ces menottes, vous les porterez à la ceinture, dans leur étui. Quand vous les sortez, c’est qu’il y a interpellation. Double clic pour verrouiller, vous vérifiez qu’elles ne sont pas trop serrées - on ne torture pas les gens. Le tonfa reste dans sa dragonne tant que vous n’êtes pas en danger. Ce n’est PAS un accessoire de mode."*

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### **Formation au tonfa - Semaine 8**

Salle de sport, tatamis. L’instructeur Dubois vous met face à un mannequin agressif.

**Exercice 1 :** Posture défensive - tonfa en garde basse
**Exercice 2 :** Parade contre une attaque au couteau (simulée)
**Exercice 3 :** Frappe contrôlée sur les zones autorisées (membres, jambes - JAMAIS la tête sauf légitime défense absolue)

Marco frappe trop fort. Dubois l’arrête net :
*"Marco, on maîtrise, on ne massacre pas. Tu veux finir en procès ? Le tonfa peut briser un os. Tu frappes avec discernement."*

Vous vous entraînez 4 heures par jour pendant 3 semaines. Vos mains sont couvertes d’ampoules. Le soir, vous révisez les articles du code pénal qui encadrent l’usage de la force.

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### **Mois 5 : Premier stage terrain**

**Affectation temporaire :** Commissariat du 18ème arrondissement de Paris

Vous êtes en binôme avec le brigadier Karim, 15 ans de métier. C’est votre première patrouille en uniforme complet. Tout est là : menottes, tonfa, radio, gilet.

**23h15 - Rue Marx Dormoy**

Appel radio : *"Toutes unités, bagarre en cours devant le bar Le Métis, plusieurs individus alcoolisés."*

Karim accélère. Vous sentez votre cœur battre. En arrivant, trois hommes se battent. L’un d’eux a du sang sur la chemise.

Karim descend, tonfa en main. Vous le suivez.

*"POLICE ! On se calme immédiatement !"*

Un type, très agité, refuse d’obéir. Il fait un pas vers Karim. Votre main se pose instinctivement sur votre tonfa.

Karim utilise une technique de verbalisation : ferme, calme, autoritaire. L’homme finit par se calmer. Pas besoin de sortir le tonfa.

Plus tard, dans la voiture, Karim vous dit :
*"Tu as vu ? J’avais la main dessus, mais je ne l’ai pas sorti. Le tonfa, c’est dissuasif. Le sortir, c’est escalader. Ton job, c’est de désescalader quand c’est possible."*

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### **Mois 7 : L’incident**

Un soir, lors d’un exercice de simulation (interpellation d’un suspect violent joué par un acteur), Thomas perd son sang-froid. Le "suspect" le bouscule, Thomas sort son tonfa et frappe trop fort, trop vite.

L’instructeur stoppe tout.

*"Thomas, tu es hors-jeu. Dans la vraie vie, tu viens de créer un scandale médiatique et une procédure IGPN. Tu dégages de mon exercice."*

Thomas est suspendu 48h. Vous réalisez : ces outils sont des armes. Chaque geste compte. Chaque erreur a des conséquences.

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### **Mois 12 : Cérémonie de remise des insignes**

Juillet 2026. Vous êtes dans la cour d’honneur, en grande tenue. Sur vos 40 camarades de promotion, 37 ont tenu jusqu’au bout. Yasmine est là, Marco aussi. Thomas a finalement réussi à se rattraper.

Le directeur de l’école vous remet officiellement :
 Votre **carte professionnelle**
 Votre **matricule**
 Votre **serment** : *"Je jure de respecter la Constitution, les lois et règlements, de me conduire en tout temps et en tout lieu avec dignité et probité."*

Vous recevez votre dotation définitive. Cette fois, ce n’est plus du matériel d’entraînement. Ce sont VOS menottes. VOTRE tonfa. Votre arme de service (qui sera remise après formation au tir validée).

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### **Épilogue : Première affectation**

**Septembre 2026 - Brigade Anti-Criminalité (BAC) de nuit, Marseille**

Vous êtes désormais Gardienne de la Paix Rousseau. 2h du matin, interpellation d’un dealer en flagrant délit. Il tente de fuir. Vous le rattrapez, utilisez une clé de bras apprise il y a un an, le maîtrisez.

Vous sortez vos menottes.

*Double clic.*

C’est la première fois que vous les utilisez en conditions réelles.

Le suspect vous insulte. Vous restez professionnelle. Vous vérifiez que les menottes ne sont pas trop serrées. Vous le conduisez au fourgon.

Dans votre oreillette, la voix de votre chef d’équipe :
*"Beau boulot, Rousseau. Propre et net."*

Vous regardez votre ceinture. Menottes, tonfa, radio. Tous ces mois de formation. Vous êtes prête.

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**FIN**

Voilà le contexte inventé ! Une histoire d’apprentissage, de responsabilité et de passage de civil à gardienne de la paix. Ça vous plaît ?

# **L’ACADÉMIE DES GARDIENS - LA SAGA COMPLÈTE**
### *Promotion 2025 : Les Forgerons de la Loi*

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## **PARTIE I : LA SÉLECTION**

### **Chapitre 1 : Six mois avant l’école**

**Mai 2025 - Appartement de Léna, Rouen**

Léna Rousseau fixe son écran d’ordinateur. Le mail est arrivé à 14h03 :

> *"Madame, Nous avons le plaisir de vous informer que vous êtes admise au concours de gardien de la paix, session 2025. Classement : 127ème sur 350 admis. Convocation à l’École Nationale de Police d’Oissel le 15 novembre 2025."*

Elle relit trois fois. Ses mains tremblent. Deux ans qu’elle prépare ce concours. Deux ans de sacrifices : démission de son job de vendeuse, cours du soir, préparation physique intensive, endettement pour payer la formation.

Son téléphone vibre. C’est sa mère :

— *T’as eu les résultats ?*
— Maman... j’ai réussi.
— *Silence.* Puis des sanglots. Sa mère pleure. Léna aussi.

Son père, ancien ouvrier, était décédé lors d’un accident du travail quand elle avait 12 ans. Pas d’indemnités, pas d’aide. Juste la galère. Léna avait grandi en voyant les flics du quartier comme des héros. Des gens qui protégeaient. Elle voulait être ça.

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### **Chapitre 2 : Les autres**

**15 novembre 2025 - 6h00 - Gare de Rouen**

Léna monte dans le train. Dans son sac : vêtements de sport, affaires de toilette, un carnet et un stylo. Elle est convoquée pour 10h.

À la gare d’Oissel, elle croise d’autres jeunes avec le même regard nerveux. Un Black costaud, sac militaire sur le dos, lui fait signe :

— T’es pour l’ENP aussi ?
— Ouais. Léna.
— Marco. Ex-pompier volontaire. J’ai 28 ans, j’ai tenté le concours trois fois. La troisième, c’est la bonne.

Ils montent dans le même bus. D’autres les rejoignent :

**Yasmine**, 24 ans, voile sur les cheveux, diplômée en droit. Regard déterminé, sourire timide.
**Thomas**, 22 ans, cheveux en brosse, posture militaire. Son père est commissaire, son grand-père était flic aussi.
**Kevin**, 19 ans, plus jeune de la promo, bac en poche depuis juin, visage d’ado mais regard grave.
**Chloé**, 26 ans, ancienne infirmière, reconversion après un burn-out.

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### **Chapitre 3 : L’accueil**

**10h00 - Cour d’honneur de l’ENP**

350 élèves en rang. Silence absolu. Le commandant **Mercier** monte sur l’estrade. 50 ans, cicatrice sur la joue, médaille de la bravoure épinglée sur l’uniforme.

— *Promotion 2025, bienvenue en enfer.*

Rires nerveux. Il ne sourit pas.

— *Je rigole pas. La moitié d’entre vous va chialer dans les trois premiers mois. 10% vont abandonner. Ceux qui restent deviendront des gardiens de la paix. Mais avant ça, vous allez SOUFFRIR. Parce que dehors, dans la rue, vous aurez le pouvoir de mettre des gens en cage. Ce pouvoir, il se mérite.*

Il fait un signe. Des instructeurs en uniforme distribuent des classeurs épais.

— *Votre bible pour les 12 prochains mois. Code pénal, procédure pénale, déontologie, self-défense, tir, secourisme. Vous allez tout bouffer. Et ceux qui pensent que ce métier, c’est juste des menottes et un tonfa, ils peuvent partir maintenant.*

Personne ne bouge.

— *Bien. Rompez.*

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## **PARTIE II : LA FORMATION - LES PREMIÈRES ÉPREUVES**

### **Chapitre 4 : Le bizutage légal**

**Semaine 1 - 5h30 du matin**

Sirène stridente. Léna se réveille en sursaut. Dortoir de 8 filles. Tout le monde grogne.

— *DEBOUT ! 10 MINUTES POUR ÊTRE EN BAS EN TENUE DE SPORT !*

L’instructeur **Dubois**, ancien RAID, gueule dans le couloir.

Course de 10 km sous la pluie normande. Yasmine vomit au km 7. Marco la soutient. Dubois gueule :

— *Rousseau ! T’aides ta camarade ou tu finis le parcours ?*
— J’aide, chef !
— *FAUX ! En intervention, tu laisses PERSONNE derrière, mais tu finis ta mission ! Maintenant, portez-la à deux et finissez !*

Léna et Marco portent Yasmine sur les 3 derniers kilomètres. Les jambes brûlent. Les poumons explosent. Mais elles franchissent la ligne.

Dubois ne dit rien. Juste un hochement de tête.

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### **Chapitre 5 : Le droit ou la mort**

**Semaine 2 - Amphithéâtre**

Le formateur **Maître Blanchard**, avocat pénaliste, attaque :

— *Article 73 du Code de Procédure Pénale. Qui peut me le réciter ?*

Thomas lève la main :
— *"Toute personne peut appréhender l’auteur d’un crime ou d’un délit flagrant puni d’emprisonnement et le conduire devant l’officier de police judiciaire le plus proche."*

— *Bien. Maintenant, Rousseau : vous interpellez un type qui vient de voler un sac à main. Vous lui passez les menottes. Il dit : "Vous me faites mal, j’ai une maladie au poignet." Vous faites quoi ?*

Léna réfléchit.

— Je... je vérifie que les menottes ne sont pas trop serrées et je note sa déclaration dans mon rapport ?

— *FAUX. Vous avez oublié de lui notifier ses droits. Vous avez oublié de vérifier son identité. Vous avez oublié de prévenir le procureur dans les plus brefs délais si nécessaire. Résultat : VICE DE PROCÉDURE. Le type est relâché, et vous, vous passez en commission de discipline. Suivant !*

La classe encaisse. Ce métier, c’est pas juste de l’action. C’est du droit pur et dur.

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### **Chapitre 6 : La violence contrôlée**

**Mois 2 - Dojo de self-défense**

Tatamis bleus. Dubois en kimono noir. Les élèves en tenue de sport.

— *Aujourd’hui, je vous apprends à immobiliser quelqu’un sans le tuer. Parce que votre job, c’est pas de casser des gueules. C’est de PROTÉGER. Y compris de protéger le suspect contre lui-même.*

Démonstration : Dubois attrape Marco (1m85, 95 kg) et le plaque au sol en 3 secondes. Clé de bras, genou dans le dos, immobilisation totale.

— *Marco, tu peux bouger ?*
— (grognement) Non, chef...
— *T’as mal ?*
— Ouais, l’épaule...
— *Normal. Mais je t’ai pas cassé le bras. C’est ça, la différence entre un flic et un voyou.*

Exercices par binôme. Léna est face à Thomas.

— *Rousseau, tu fais 1m68 pour 60 kg. Thomas fait 1m80 pour 85 kg. Dans la rue, t’auras face à toi des mecs de 100 kg bourrés ou défoncés. La technique compense la force. Allez-y.*

Thomas joue le rôle de l’agressif. Il pousse Léna. Elle applique la technique : esquive, pivot, clé de poignet, Thomas au sol.

— *Bien ! Maintenant, MENOTTES !*

Léna mime de sortir les menottes de sa ceinture. Mains dans le dos de Thomas, double clic imaginaire.

— *Temps : 8 secondes. Trop lent. Un suspect peut sortir un couteau en 1 seconde. Recommencez. 50 fois.*

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### **Chapitre 7 : La remise du matériel**

**Mois 3 - Janvier 2026 - Armurerie**

Moment solennel. Les 40 élèves de la section de Léna entrent dans l’armurerie. Odeur de métal et de graisse.

Sur des tables, alignés comme des reliques :

 **Menottes TCH** (Technique Contre Hostilité) - modèle Police Nationale
 **Tonfa** - bâton télescopique noir, 60 cm
 **Bombe lacrymogène** 75 ml
 **Gilet pare-balles** niveau IIIA
 **Réplique d’arme de service** (Sig Sauer SP2022) pour l’entraînement

Le sergent-chef **Lavigne**, 25 ans de métier, visage buriné, prend la parole :

— *Ce que vous voyez là, c’est pas des jouets. C’est des outils. Des outils qui peuvent sauver des vies... ou les détruire. Chaque année, des flics se retrouvent en procès parce qu’ils ont mal utilisé ce matériel. Chaque année, des flics meurent parce qu’ils n’ont pas osé l’utiliser à temps.*

Il prend une paire de menottes.

— *Les menottes. 200 grammes d’acier. Deux bracelets reliés par une chaîne ou une charnière. Vous les portez à la ceinture, dans leur étui. Quand vous les sortez, c’est qu’il y a interpellation. Vous les passez mains dans le dos, JAMAIS devant sauf exception médicale validée. Double clic pour verrouiller. Vous vérifiez TOUJOURS qu’elles ne sont pas trop serrées. On ne torture pas les gens, même les criminels. Compris ?*

— *COMPRIS, CHEF !*

Il prend le tonfa.

— *Le tonfa. Arme de défense intermédiaire. 60 centimètres de polycarbonate. Peut briser un os. Peut défoncer un crâne. Vous le portez dans sa dragonne, à la ceinture. Vous le sortez QUE si vous êtes en danger. Et vous frappez les membres, les jambes, le torse en cas de légitime défense absolue. JAMAIS la tête, sauf si votre vie est en jeu. Si vous frappez la tête sans raison valable, c’est tentative d’homicide. Vous finissez en taule. Compris ?*

— *COMPRIS, CHEF !*

Lavigne distribue le matériel. Chacun reçoit son kit. Léna prend ses menottes. Elles sont froides, lourdes, réelles. Elle les accroche à sa ceinture d’entraînement. Le tonfa dans sa dragonne.

Elle se regarde dans le miroir de l’armurerie. Pour la première fois, elle RESSEMBLE à une flic.

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### **Chapitre 8 : Le premier entraînement au tonfa**

**Semaine 10 - Dojo**

Dubois en mode commando. Mannequins de frappe alignés.

— *Le tonfa, c’est PAS une matraque de cow-boy. C’est une arme de combat tactique. Position défensive : tonfa le long de l’avant-bras, poignée en main, prêt à frapper ou parer.*

Démonstration : il frappe le mannequin. Coup sec sur la cuisse. Le mannequin vacille.

— *Zone 1 : les jambes. Pour déséquilibrer. Zone 2 : les bras. Pour neutraliser un geste agressif. Zone 3 : le torse. En légitime défense. Zone INTERDITE : la tête et la colonne vertébrale, sauf danger de mort immédiat.*

Les élèves s’entraînent. Marco frappe comme un bûcheron. Dubois le stoppe :

— *MARCO ! On est PAS à la fête foraine ! Tu veux tuer le type ou l’immobiliser ?*
— Désolé, chef, j’y vais trop fort...
— *Ouais. Et dans la rue, tu fracasses la jambe d’un gamin de 18 ans qui a juste piqué un portable, et tu finis aux infos de 20h. Frappe CONTRÔLÉ.*

Léna s’applique. Frappe précise sur la cuisse du mannequin. Dubois passe derrière elle :

— *Rousseau, bien. Mais t’hésites. Dans la rue, une hésitation, c’est un coup de couteau dans le ventre. Confiance et décision. Recommence.*

Elle recommence. Frappe nette, équilibrée.

— *Là, c’est bon. Continue.*

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### **Chapitre 9 : Le test psychologique**

**Mois 4 - Bureau du psychologue**

Tous les élèves passent un entretien avec le **Dr Lemoine**, psychologue de la Police Nationale.

Léna s’assoit. Lemoine, 50 ans, lunettes, air bienveillant :

— *Léna, pourquoi vous voulez être flic ?*
— Pour aider les gens. Protéger.
— *C’est une belle réponse. Mais c’est pas complet. Creusez.*

Léna hésite.

— Mon père est mort quand j’avais 12 ans. Accident du travail. On a eu aucune aide. J’ai vu ma mère galérer, perdre notre appart, déménager dans un HLM pourri. Les seuls qui nous ont aidés, c’était les flics du quartier. Un brigadier, Farid, il a aidé ma mère à remplir les papiers, à trouver des aides sociales. Moi, je me suis dit : je veux être comme lui.

Lemoine note.

— *Vous avez déjà eu envie de vous venger de quelqu’un ?*
— ... Oui. Le patron de mon père. Il avait pas mis les protections obligatoires. C’est pour ça que mon père est mort.
— *Et vous avez fait quoi ?*
— Rien. J’étais trop jeune. Mais j’y pense encore.
— *Vous aurez un tonfa et des menottes dans quelques mois. Si vous croisez ce patron dans la rue, vous faites quoi ?*

Léna se fige.

— Je... je sais pas.
— *Réfléchissez.*
— Je... non, je ferais rien. C’est pas mon rôle. Je suis pas juge.

Lemoine sourit.

— *Bonne réponse. Mais c’était facile, ici, dans mon bureau. Dans la rue, sous stress, avec de la colère, c’est plus dur. On va surveiller ça.*

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## **PARTIE III : LE STAGE TERRAIN**

### **Chapitre 10 : Première patrouille**

**Mois 5 - Mai 2026 - Commissariat du 18ème arrondissement, Paris**

Léna et Marco sont affectés en binôme pour un stage de 3 semaines. Ils sont encadrés par le **brigadier Karim Benzema**, 15 ans de métier, visage tanné, regard fatigué.

— *Bon, les bleus, voilà comment ça marche : vous la fermez, vous observez, et vous obéissez. En échange, je vous garde en vie. Deal ?*
— Deal, brigadier.

Ils montent dans la Peugeot 308 de patrouille. Léna à l’arrière, Marco à l’avant. Radio allumée. Début de service : 14h.

**14h47 - Appel radio**

*"Unité Delta 3, contrôle de routine demandé Rue Marx Dormoy, individu suspect signalé par commerçant."*

Karim démarre.

Arrivée sur place. Un homme, 30 ans, casquette, sac à dos, fait les cent pas devant une supérette. Le gérant, derrière sa vitre, fait signe à Karim.

— *Restez en retrait. J’y vais.*

Karim s’approche, calme, mains visibles.

— Bonjour monsieur, contrôle de routine, vos papiers s’il vous plaît.
— (accent de l’Est) J’ai rien fait, pourquoi vous me contrôlez ?
— Pas de souci, c’est juste un contrôle. Vos papiers.

L’homme hésite, puis sort une carte d’identité roumaine. Karim la scanne avec son terminal portable. Rien à signaler.

— *Merci monsieur, bonne journée.*

Retour à la voiture. Léna demande :

— Pourquoi vous l’avez contrôlé ?
— *Appel du commerçant. Le type traînait depuis 1h. Profil correspond à des pickpockets actifs dans le secteur. Mais bon, rien à signaler aujourd’hui.*

Léna réalise : le métier, c’est 90% de routine, 10% d’action.

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### **Chapitre 11 : La première interpellation**

**23h15 - Rue Marcadet**

*"Toutes unités, bagarre en cours devant le bar Le Métis, plusieurs individus, possiblement armés."*

Karim allume le gyrophare. Léna sent son cœur s’emballer.

Arrivée : trois hommes se battent. Un quatrième, au sol, saigne du nez. Foule autour.

Karim sort, main sur le tonfa.

— *POLICE ! ON SE CALME !*

Un type, cheveux longs, t-shirt déchiré, continue de frapper. Marco s’approche. Le type se retourne, bouteille à la main.

— *DÉGAGE, KEUF !*

Marco sort son tonfa, position défensive.

— *Posez la bouteille. Maintenant.*

Le type hésite. Karim se positionne sur le côté, prêt à intervenir. Léna reste en couverture, main sur la radio.

Soudain, le type jette la bouteille et charge Marco. Marco esquive, utilise une clé de bras apprise à l’école, plaque le type au sol. Karim arrive, sort ses menottes.

— *Mains dans le dos !*

Le type se débat. Karim positionne les menottes. **Double clic.** Verrouillées.

— *Vous avez mal quelque part ?*
— (crachats) VA TE FAIRE FOUTRE !
— *Je prends ça pour un non. Allez, debout.*

Léna aide à relever le type. Il pue l’alcool. Regard vitreux.

**Voiture de patrouille - retour au commissariat**

Le suspect à l’arrière, menotté. Léna et Marco devant. Karim conduit.

Léna réalise : elle vient de vivre sa première interpellation réelle. Elle tremble encore.

Karim la regarde dans le rétroviseur :

— *Première fois ?*
— Ouais...
— *T’as bien géré. T’es restée en position, t’as pas paniqué. Continue comme ça.*

— -

### **Chapitre 12 : L’incident de Thomas**

**Mois 6 - Retour à l’école - Simulation d’intervention**

Exercice : interpellation d’un suspect violent (joué par un comédien). Thomas et Kevin sont en binôme.

Le "suspect" refuse d’obéir, pousse Thomas. Thomas sort son tonfa et frappe directement, sans sommation. Coup au bras. Le comédien tombe, crie.

— *STOP !*

Dubois arrête tout. Il marche vers Thomas, visage fermé.

— *Thomas, qu’est-ce que tu viens de faire ?*
— J’ai neutralisé le suspect, chef.
— *FAUX. Tu l’as frappé sans sommation, sans évaluation du danger réel, et tu l’as frappé au bras alors qu’il était pas armé. Dans la vraie vie, tu viens de créer : un scandale médiatique, une procédure IGPN (Inspection Générale de la Police Nationale), et possiblement une condamnation pour violences volontaires. Résultat : FIN DE CARRIÈRE.*

Thomas pâlit.

— *Tu sors de l’exercice. Suspension 48h. Tu révises le cadre légal de l’usage de la force et tu me fais un rapport de 10 pages sur la proportionnalité. Compris ?*
— Compris, chef...

Le soir, au réfectoire, Thomas est effondré. Léna s’assoit à côté de lui :

— Ça va ?
— Non. J’ai merdé. Mon père va me tuer.
— Ton père ?
— Il est commissaire. Il m’a toujours dit : "La violence, c’est le dernier recours." Et moi, première occasion, je cogne.

Léna pose sa main sur son épaule.

— T’es là pour apprendre. C’est pour ça qu’on fait des simulations.

Thomas relève la tête.

— T’as raison. Merci.

— -

## **PARTIE IV : LA DESCENTE AUX ENFERS**

### **Chapitre 13 : L’abandon de Chloé**

**Mois 7 - Mars 2026**

Un matin, Chloé ne se présente pas à l’appel. Son lit est fait, ses affaires parties.

Le commandant Mercier convoque la promotion :

— *Chloé Bertrand a quitté l’école hier soir. Elle a laissé une lettre. Elle dit qu’elle n’est pas faite pour ce métier. C’est son choix. Je le respecte. Certains d’entre vous vont avoir le même ressenti. Si vous partez maintenant, c’est pas grave. Mais si vous partez APRÈS avoir prêté serment, vous laissez tomber vos collègues. Réfléchissez.*

Yasmine pleure en silence. Chloé était sa colocataire de chambre.

Le soir, Léna retrouve Yasmine sur un banc, dans la cour.

— Tu veux parler ?
— Elle m’a dit qu’elle avait rêvé qu’elle tuait quelqu’un avec son tonfa. Qu’elle se réveillait en sueur. Elle avait peur de devenir violente.
— Et toi, t’as peur ?
— Tout le temps. J’ai peur de devenir dure. J’ai peur de perdre mon humanité. Mais j’ai plus peur de laisser les gens sans protection.

Léna hoche la tête. Elle comprend.

— -

### **Chapitre 14 : La formation au tir**

**Mois 8 - Stand de tir**

Protections auditives. Cibles à 7, 15 et 25 mètres. Les élèves reçoivent leur **Sig Sauer SP2022**, arme de service standard de la Police Nationale.

L’instructeur **Capitaine Morel**, ancien du GIGN, donne les consignes :

— *Cette arme peut tuer. À 7 mètres, si vous visez le thorax, vous avez 95% de chances de toucher. Mais vous avez aussi 95% de chances de tuer. Donc vous tirez QUE si votre vie ou celle d’autrui est en DANGER IMMÉDIAT. Pas pour impressionner. Pas pour punir. Pour PROTÉGER.*

Premier tir. Léna vise. Respire. Presse la détente. **BAM.** Le recul la surprend. La balle touche la cible, 10 cm à gauche du centre.

— *Rousseau, pas mal pour une première. Recommencez.*

Elle tire 50 fois. À la fin, elle groupe ses tirs dans un rayon de 5 cm. Morel valide.

Marco, lui, perfore le centre à chaque fois. Kevin tremble tellement qu’il rate la cible trois fois. Morel l’arrête :

— *Kevin, t’as peur de l’arme ?*
— Oui, capitaine.
— *Bien. C’est sain. Celui qui a pas peur de son flingue est un danger public. Reprends. Lentement.*

Kevin finit par réussir.

— -

### **Chapitre 15 : L’examen final - Partie 1 : Simulation complète**

**Mois 10 - Mai 2026**

Examen grandeur nature. Mise en situation : appel pour violence conjugale. Les élèves arrivent en binôme (Léna et Marco), frappent à la porte d’un appartement reconstitué.

Un acteur ouvre, alcoolisé, agressif.

— *QU’EST-CE QUE VOUS VOULEZ ?*
— Bonjour monsieur, Police Nationale, on a reçu un appel pour tapage. On peut entrer ?
— *DÉGAGEZ !*

Il claque la porte. À l’intérieur, une femme crie.

Marco regarde Léna. Protocole : danger immédiat = entrée autorisée sans mandat.

— *On entre. Je prends la gauche.*

Ils ouvrent la porte (non verrouillée pour l’exercice). L’homme est debout, menaçant. La femme, recroquevillée dans un coin.

— *Monsieur, calmez-vous. On est là pour vous aider.*
— *J’AI PAS BESOIN D’AIDE ! ELLE M’A PROVOQUÉ !*

Il s’approche de Marco. Léna positionne sa main sur son tonfa, sans le sortir. Marco reste calme :

— *Monsieur, je comprends que vous êtes énervé, mais là, vous devez vous calmer. Sinon, on va devoir vous menotter.*

L’homme hésite, puis charge Marco. Léna sort son tonfa, Marco esquive et plaque l’homme au sol. Léna immobilise les bras.

— *Menottes !*

Marco sort ses menottes, les passe. **Double clic.**

— *Monsieur, vous êtes en état d’arrestation pour violence conjugale et rébellion. Vous avez le droit de garder le silence...*

La femme pleure. Léna s’accroupit :

— *Madame, vous êtes blessée ?*
— (sanglots) Non, ça va...
— *On va vous emmener à l’hôpital pour vérification. Et on va prendre votre déposition.*

**FIN DE L’EXERCICE**

Dubois entre :

— *Temps : 3 minutes 20. Gestion de la violence : correct. Usage du tonfa : conforme. Menottes : conforme. Prise en charge de la victime : bien. Vous validez.*

Léna et Marco expirent. Ils ont réussi.

— -

### **Chapitre 16 : L’examen final - Partie 2 : Oral de déontologie**

Léna face à un jury de trois officiers.

**Question 1 :** *"Vous interpellez un dealer. Il a 200 grammes de cannabis sur lui. Il vous dit : ’Je te donne 500 euros, tu oublies.’ Vous faites quoi ?"*

— Je refuse, je le mets en garde à vue, et je signale la tentative de corruption à ma hiérarchie. C’est un délit pénal.

**Validé.**

**Question 2 :** *"Vous patrouille de nuit. Vous voyez votre collègue voler 50 euros dans le portefeuille d’un suspect menotté. Vous faites quoi ?"*

Léna hésite. C’est un piège.

— Je... j’interpelle mon collègue immédiatement. Je lui demande de remettre l’argent. Si il refuse, je signale à l’OPJ (Officier de Police Judiciaire) de service. Un flic qui vole, c’est pire qu’un criminel. Ça détruit la confiance.

**Validé.**

**Question 3 :** *"Vous êtes seule face à un suspect armé d’un couteau. Il est à 5 mètres de vous. Vous avez votre tonfa, votre bombe lacrymo, et votre arme. Vous faites quoi ?"*

— Je recule pour augmenter la distance. Je sors ma bombe lacrymo en premier, je somme l’individu de lâcher son arme. Si il charge, je neutralise avec la lacrymo. Si la lacrymo échoue et qu’il est à moins de 3 mètres, je dégaine mon arme et je tire en légitime défense.

**Validé.**

Léna sort de la salle. Elle a réussi.

— -

## **PARTIE V : LE SERMENT**

### **Chapitre 17 : La cérémonie**

**Juillet 2026 - Cour d’honneur de l’ENP**

Toute la promotion, en grande tenue : chemise blanche, pantalon bleu marine, képi, gants blancs.

Familles dans les tribunes. La mère de Léna est là, en larmes. Marco a invité ses parents et sa sœur. Yasmine, ses parents, fiers. Thomas, son père commissaire, droit comme un I. Kevin, sa grand-mère qui l’a élevé.

Le directeur de l’école monte sur l’estrade.

— *Promotion 2025, vous avez tenu. Sur 350 élèves, vous êtes 312 à être ici aujourd’hui. Vous avez transpiré, douté, pleuré. Certains ont abandonné. Vous, vous êtes restés. Aujourd’hui, vous prêtez serment. Ce serment, c’est pas des mots. C’est un engagement. Vous jurez de servir la République, de protéger les


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